Archive dans 27 mars 2012

Synthèse de la formation du Cidefe-Normandie du 21 février

Synthèse de la formation du Cidefe-Normandie du 21 février dernier à Rouen sur la thématique suivante : « TRANSPORT, INTERMODALITÉ SUR LE TERRITOIRE DE LA CREA : LES ENJEUX » METTRE DE LA COHÉRENCE DANS LA RÉFLEXION CONCERNANT LES DÉPLACEMENTS Synthèses des interventions (Noël Levillain, Michel Barrier, Dominique Hardy) et des débats. Les déplacements sont ancrés dans la vie quotidienne. C’est une des préoccupations majeures des ménages, après le logement et un poste budgétaire important. Le déplacement qui compte le plus est le trajet domicile travail, il doit être analysé point à point « de la porte du domicile au vestiaire de l’atelier ». Pour ce trajet la voiture est encore le mode préféré, pour accepter de prendre les transports collectifs, le trajet doit être de maximum 30 minutes. Face à ces constats, un réseau multimodal adapté aux besoins doit être pensé. Aujourd’hui, l’offre en matière de déplacement, qui comprend les transports en communs, le stationnement, les dessertes, les horaires …, n’est pas satisfaisante. Il est impossible de répondre aux objectifs de développement durable, (Grenelle de l’environnement …) Les déplacements sont donc au cœur de l’aménagement du territoire, c’est une question politique. Et comme pour chaque aspect politique, des choix, des choix cohérents doivent être faits. Réduire les inégalités socio-spatiales, de toutes sortes, c’est-à-dire s’attacher à desservir largement les zones à forte densité où les populations sont les plus défavorisées et de ce fait, plus dépendantes des transports en commun et en même temps répondre aux besoins des zones périurbaines de façon adapté. S’engager pour garantir un vrai service public du transport. Les élus qui prennent à bras le corps leur mission d’aménageur, et sont porteurs de propositions. Avant même la prise de décision, le temps de la réflexion est primordial. Pour être cohérent, il faut réfléchir à différents termes, pour mettre en adéquation des projets d’envergure appelés à modeler le territoire pour 30, 50, 80 ans … et des coûts de réalisation. Le contexte économique, les coupes budgétaires des collectivités … rendent frileux les acteurs, mais le financement public doit être engagé sur de grands projets qui courent sur du très long terme. Et en même temps, les collectivités doivent répondre aux besoins urgents qui peuvent être satisfaits à court terme, pour des coûts moindres. II faut s’engager sur le projet LNPN, pour lequel le cahier d’acteur des Elus communistes (parlementaires, conseillers régionaux de Haute Normandie et conseillers généraux de Seine Maritime), a permis de mettre en commun nos réflexions : refus d’une ligne spécifiquement dédiée aux voyageurs, elle doit pouvoir être utilisée aussi pour le fret, le financement doit être totalement public ; les partenariats public privé (PPP) sont à écarter. Le tracé qui offre les meilleures fonctionnalités pour les flux voyageurs et le fret sera retenu. Un matériel nouveau est certainement à inventer pour cette ligne, un défi pour la filière ferroviaire. Le projet serait le moteur de la restructuration de cette branche industrielle. Ce projet doit répondre aux attentes d’aujourd’hui et de demain, et s’adosser à une relance industrielle pour la région, permettre de créer de la valeur ajoutée sur les marchandises transportées et ainsi créer de l’emploi. Il s’agit aussi de réorienter les pratiques actuelles, en contrant la tendance au développement du transport poids lourds face au fret qui ne cesse de baisser qu’il soit ouvert ou non à la concurrence du privé. Pour permettre une efficacité technique, des aménagements sont nécessaires. Nous proposons également un grand plan ferroutage avec comme objectif que tous les camions traversant la France entre la frontière Belge et Espagnole passent sur les trains. Le développement du transport fluvial, et du cabotage, pourrait également réduire la part des camions sur les routes financées par les collectivités. La réalisation du contournement Est et la liaison A23-A13, doivent aussi répondre aux attentes des usagers de la route, dans le respect de tous les acteurs (ne pas porter atteinte à l’intégrité des communes, aux activités économiques …) et les préoccupations écologiques entendue afin de favoriser le meilleur tracé. La CREA investit dans les transports en communs (121.6 M € pour l’année 2012), en augmentant, grâce à de nouvelles rames, la capacité de métro, en restructurant la ligne 7, en développant le TEOR à Canteleu, notamment. Des projets plus locaux sont aussi à réactiver, comme le Tram train, le TER renforcé, avec nouvelles haltes ferroviaire (qui peut être réalisé en 5 ans !), le prolongement du métro … Mettre de la cohérence sur notre territoire, c’est par exemple penser le stationnement à l’échelle de toute l’agglomération, une politique de stationnement restrictive dans la ville centre, doit être associée à la mise en place de parking relais en périphérie. Sur ce thème, nous proposons que les recettes du stationnement payant ainsi que des amendes soient mises en commun à l’échelle de la CREA. Voilà un des aspects à aborder dans la construction de l’intermodalité. Développer le co-voiturage, oui mais les moyens techniques existent-ils ? Sur les tarifs, la réalisation d’une étude pour une tarification plus sociale allant jusqu’à la gratuité doit aboutir. Nous proposons dans cette optique de doubler le versement transport. Représentants des différentes collectivités (Région Haute Normandie, Conseil Général de Seine Maritime, CREA, communes de la CREA), les élus ont tous témoigné de ce besoin de cohérence. Mettre de la cohérence dans la gouvernance. Nos élus proposent donc de mettre en place sur le modèle du syndicat mixte une instance où toutes les autorités organisatrices des transports (AOT) pourrait être fédérées pour penser le transport, quel qu’il soit, scolaire, collectif … Ces AOT travaillent déjà ensemble, notamment pour la mise en place d’un outil de cohérence la carte « atoumod », une carte unique qui permettrai de regrouper sur un titre des billets de train, de bus, l’accès au parking de covoiturage … La région semble être l’échelle pertinente, sans qu’une hégémonie ne se crée pour autant. Ce syndicat pourrait alors percevoir un versement transport, une recette qui n’est pas perçue par le département ou la région actuellement. NB : le powerpoint, support de cette formation est à votre disposition auprès de l’antenne régionale du cidefe normandie et peut vous être communiqué en appelant au 02 35 71 00 07.

Rester à l’offensive selon Jean-Claude Jacob

Le jeudi 29 mars aura lieu à Lyon la 4e Rencontre nationale de la coopération intercommunale et de la démocratie locale. L’importante et formidable campagne pour les Présidentielles et Législatives, doit nous permettre de mieux appréhender nos responsabilités d’élu-e-s, aujourd’hui, mais aussi dès le lendemain de ces importantes échéances. Les questions de fonds engagées, qui bousculent les approches politiques convenues, donnent une importance particulière à notre 4e Rencontre nationale de la coopération intercommunale et de la démocratie locale, au Grand Lyon, le jeudi 29 mars. Si en 2011, les SDCI écrits par les Préfets ont été le plus souvent mis à mal, n’oublions pas que les dernières lois UMP (en particulier Pélissard), ont prolongé jusqu’à la fin de l’année, la poursuite d’un processus autoritaire. Ne les laissons pas reprendre la main ! Avec, en premier, l’intercommunalité en Ile de France avant fin 2012. Nous portons la nécessité d’un passage à la VIème république, et dimanche dernier cette idée a grandi, place de la Bastille. Nous devons, dès maintenant, développer l’idée d’une intercommunalité de projet, de bassin de vie, qui s’appuie sur la volonté des communes et des habitants. Déjà nous pouvons mesurer, dans nos collectivités, l’impact des lois fiscales qui appauvrissent nos finances, aggravées par une soit-disante péréquation, où l’Etat va, en 4 ans, « récupérer » 1 milliards d’euros sur les collectivités déjà en baisse de recettes. Dans cette période, assez extraordinaire, où de nouveaux élus-e-s se tournent vers les idées et candidats Front de Gauche, nous devons, par la formation CIDEFE, par nos réflexions, propositions et actions élever notre activité et notre engagement. Quelque soit les résultats des prochaines élections, une mobilisation des élus, des fonctionnaires territoriaux, des habitants est indispensable pour remettre à l’endroit les lois, libérales et mortifères, appliquées à nos collectivités. Pour faire rentrer à pleins poumons la démocratie, la solidarité, le développement des services publics pour la population. C’est pourquoi, tout en sachant l’activité qui est la nôtre en ce moment, nous nous permettons d’insister pour que des élu-e-s d’un maximum de collectivités viennent échanger, confronter, proposer, agir pour un nouveau projet pour nos collectivités. Nous devons rester à l’offensive sur l’aménagement du territoire, l’organisation territoriale, la métropolisation ou les moyens financiers qui viennent en débat. Nous savons compter sur toi et nous t’en remercions. Bien amicalement. Jean Claude JACOB Animateur collectif intercommunalité ANECR. !!!Joan ESPEJEL Vous trouverez ci-joint le bulletin d’inscription pour la Rencontre. Sachez qu’elle aura lieu au siège de la Communauté urbaine du Grand Lyon, qui se situe à 10 minutes à pied de la gare de Lyon Part Dieu.

Des candidats et des mandataires…

Formation du cidefe- normandie à Caen.

Des candidats et des mandataires… très avertis maintenant.

Les dernières semaines d’une campagne nécessitent la plus grande vigilance pour un candidat. Le droit encadre strictement le financement et la communication des campagnes électorales et leur non-respect peut conduire à des amendes, à l’annulation du futur scrutin ou encore à l’inégalité du candidat.

Appréhender les principales dispositions juridiques encadrant les prochaines élections, connaître la législation concernant la communication du candidat ou de l’élu- candidat, la communication de la collectivité, le droit de réponse, aborder le compte de campagne, les règles à suivre pour éviter les contentieux, prévenir tous les dépassements budgétaires, tenir à jour voire rectifier ses comptes de campagne jusqu’à leur dépôt jusqu’à leur dépôt en préfecture, maîtriser son bilan de mandat et analyser les risques juridiques, 3 heures n’étaient pas de trop pour Serge Leblond ,spécialiste des questions électorales pour échanger sur ce sujet avec les élus et mandataires financiers du Calvados et de l’Orne participant à cette formation du cidefe-normandie. Une formation particulièrement suivie et bienvenue car les dernières échéances électorales et en particulier dans le calvados ont vu un compte de campagne partiellement retoqué avec la perte économique que cela génère pour le candidat. Des erreurs qui à l’évidence et après cette formation aussi dense que précise ne se reproduiront pas. A l’issue de cet échange avec S Leblond les candidats et leurs mandataires savent maintenant les droits et obligations des campagnes électorales et ce dernier est évidemment toujours disponible pour éclairer tel ou tel moment de son propos. Enfin, le « guide du candidat et du mandataire » édité par la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (cnccfp) lequel est téléchargeable sur le net est l’ouvrage de référence que toutes et tous doivent avoir à disposition…. en permanence.

Philippe JOUVIN

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Communiquer est-ce résister ?

Cidefe-Normandie

Communiquer est-ce résister ?

Communiquer écrit Françoise Dolto, cela fait partie de notre nature : tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide, et la solidarité visant à un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect des différences.

Aujourd’hui, les collectivités sont confrontées à des difficultés jamais rencontrées. Se joue pour partie l’autonomie voir l’existence de collectivités, asphyxiées financièrement, contraintes dans leurs missions, avec de lourdes menaces sur les services publics.

Dans ce contexte, la communication en direction des citoyens et l’information des usagers sont des outils qui peuvent être mis au servir de la résistance.

Encore faut-il s’entendre sur la fonction de la communication dans une collectivité locale et sur la façon de l’organiser en prenant en compte les attentes, les pratiques des citoyens, leur environnement.

La communication c’est aussi (en terme de forme) surprendre, étonner, prendre des risques et face à la fadeur répétitive des images publicitaires (envahissantes !) travailler les signes, le sens et la qualité graphique (faire du beau).

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Cela a été le sens de l’échange proposé par Patrick Maurières animateur de l’agence Médiris (il fût précédemment directeur de la communication dans des collectivités (villes, département, ministère de la jeunesse et des sports) et Danielle Grinberg (elle fut directrice de la communication interne au conseil général de la Seine-Saint-Denis, collaboratrice de cabinet d’élus) aux assistants et fonctionnaires territoriaux qui ont participé à la formation sur cette thématique à Harfleur. L’expérience de chacun confrontée à celle de tous a permis un large échange, très interactif et utile pour des personnels dont la dimension « communication » est une constante de leur activité quotidienne.

A l’issue de cette rencontre qui a permis, aussi, de découvrir l’agence de communication Médiris qui intervient auprès des collectivités territoriales et du mouvement social avec l’aide de professionnels, rendez vous a été pris ultérieurement pour parfaire cette formation en lui donnant d’autres déclinaisons et en y associant les élus, tous les élus qu’ils soient en responsabilité dela communication ou non. Cette initiative s’inscrira donc dans la programmation des formations à court terme du cidefe-normandie, probablement au début du 2eme semestre 2012. Nous en reparlerons.

Philippe JOUVIN

Les enjeux de l’intermodalité sur la CREA

Cidefe normandie

Transport, intermodalité sur le territoire de la CREA : les enjeux.

Se déplacer est un droit commun à tous nos concitoyens, qu’il s’agisse de transport ferroviaire, routier… Les populations sont-elles égales face à l’offre ?

Plus gros poste de la CREA, les transports en commun sont un élément majeur dans la collectivité. Le rôle du transport est social, économique, écologique, il s’agit donc d’un dossier complexe.

La CREA n’exerce pas sa compétence transport seule. D’autres collectivités sont aussi autorités organisatrices des transports (Région, Département, etc…) qui gèrent d’autres aspects des transports sur des territoires qui naturellement doivent travailler ensemble et de façon la plus coordonnée possible.

D’autres éléments tout aussi importants sont à prendre en compte lorsque l’on traite de la question globale des transports, le ferroviaire, la LNPN, le Tram-Train, le fret, le fluvial, le routier (contournement Est), non pour traiter séparément ou opposer ces modes de mobilité mais pour les associer dans une démarche intermodale.

Il était utile, au moment où des décisions vont peut-être être prises d’avoir un éclairage le plus complet possible pour conduire au mieux les réflexions et les actions dans ce domaine.

C’est sur ces thématiques qu’ à l’invitation du Cidefe-normandie et à l’initiative de Dominique Hardy, président du groupe communiste à la CREA, que 25 participants dont des élus locaux, des délégués communautaires des communes du périmètre de la CREA, des conseillers généraux du 76 et des conseillers régionaux ont échangé le 21 février dernier à Rouen.

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Les interventions de D Hardy, de M Barrier en sa qualité de Vice-président aux transports du Conseil général de Seine-Maritime, de N Levillain, vice-président en charge de la mobilité au Conseil Régional de Haute-Normandie, chacun apportant les éléments d’appréciation propre à sa collectivité, permirent d’engager un échange riche, voire passionné mais assurément éclairant sur des problématiques qui interpellent les populations aux quotidien.

Un powerpoint présenté par Tiphaine Berthelot présentait un état des lieux d’une grande précision lequel est disponible à l’antenne régionale du cidefe-normandie pour ceux, nombreux, qui n’ont pu participer à cette formation mais qui sont sensibles à cette problématique.

Des initiatives d’une autre nature ont à l’issue de cette journée été actées et le point de vue sur le sujet « transport »des élus communistes en responsabilité dans ce domaine devrait à court terme apparaître de façon un peu plus publique.

Philippe JOUVIN